Agriculture connectée : la révolution est en marche

La technologie connectée a fait son entrée dans notre quotidien et révolutionne les codes habituels. L’agriculture n’y échappe pas.

Exploitants et professionnels du secteur étudient déjà le phénomène et tentent d’anticiper les changements à venir pour coller à l’ère du temps et être de plus en plus performants. Comment la France peut-elle devenir leader du Smart Farming ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre le groupe d’écoles d’ingénieur HEI ISA ISEN.
Formidable potentiel de développement
A chaque niveau d’exploitation, que ce soit pour un maraîcher, un éleveur ou encore un polyculteur, l’agriculture de précision permet d’optimiser les différentes étapes de la conduite d’une parcelle ou de traitements pour les animaux. L’enjeu actuel repose en effet sur de nouveaux outils d’aide à la décision utilisant la data. Après avoir collecté, analysé puis croisé les données, ces objets connectés apportent « la bonne dose, au bon endroit, au bon moment ». Ils permettent ainsi aux agriculteurs d’être plus précis et de gagner du temps au quotidien. Par exemple, Gabriel DELORY, agriculteur et président de la division machinisme du groupe Advitam / Unéal, explique que le passage au GPS a été une dépense vite amortie : augmentation de la productivité horaire (globalement 15% gagnés en temps de travail dont 5% sur les chantiers de récolte), réduction de la consommation d’intrants, davantage de confort car le matériel est piloté automatiquement et enfin, un environnement plus respecté.
Opportunités d’emplois et d’entreprenariat
Les challenges à relever sont nombreux compte-tenu des attentes de la société (environnement, traçabilité, sécurité alimentaire, développement durable …) et il n’est pas toujours facile de trouver les compétences adaptées pour faire face à la demande. L’agriculture connectée promet donc de nombreux emplois pour les ingénieurs agricoles dans les années à venir, ainsi que des perspectives d’entreprenariat. Le marché du smart farming est en pleine croissance avec, en plus des acteurs historiques du monde agricole, le développement de PME et de start-ups spécialisées dans les solutions électroniques, les capteurs, les drones, les robots, l’édition de logiciels…

Que sera la ferme de 2050 ?

Plaçant l’innovation pédagogique et la transdisciplinarité au cœur de ses enseignements, le groupe HEI ISA ISEN a créé le dispositif ADICODE® : Ateliers De l’Innovation et du CoDEsign, dont l’objectif est de développer la créativité des élèves et de proposer aux entreprises de nouvelles méthodes d’innovation, reposant sur les expériences des usagers et les échanges collaboratifs. Un atelier a donc été mené fin janvier entre agriculteurs de la région Nord et étudiants autour de la ferme du futur. Voici les trois grandes caractéristiques de la ferme de 2050 imaginée par ces derniers :
– L’indépendance énergétique des bâtiments
– Une ferme connectée, utilisant de nouveaux outils de gestion des tâches pour les automatiser au maximum
– Une ferme plus sociale : grâce à l’automatisation des tâches, les exploitants auront plus de temps. Ils gagneront en confort de vie et pourront se concentrer davantage à la vente et à la relation avec le client.

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