Bio et local à la « cantine » du lycée

Le lycée Vauban d’Aire-sur-la-Lys intensifie l’approvisionnement de son restaurant scolaire chez les producteurs bio locaux.

« Les circuits courts : c’est l’avenir ! Sinon les petits fournisseurs ne vont pas tenir », affirme Arnaud Lecocq, chef de cuisine de l’établissement scolaire. « C’est le reflet d’un phénomène de société ; les gens reviennent vers les petits producteurs », ajoute Carine Delmarle, intendante.
L’aventure a démarré il y a un an
Le Conseil régional développait un programme « Manger local et bio au lycée ». Le lycée airois, avec ses 120 000 repas servis annuellement, s’est porté volontaire.
Ses achats se sont portés sur le pain et les produits laitiers biologiques. Le pain au levain bio local, Saveurs et saisons de Villeneuve d’Ascq. Des yaourts fermiers bio local de la Ferme Gaec des 3 Vallées à Troisvaux (près de Saint-Pol-sur-Ternoise).

Arnaud Lecocq- chef de cuisine- au lycee Vauban  d-Aire-sur-la-Lys

Arnaud Lecocq- chef de cuisine- au lycee Vauban
d-Aire-sur-la-Lys

Plus de fournisseurs de proximité
En ce début d’année, un nouveau fournisseur a été choisi : le Centre de formation d’apprentis (CFA) agricoles et horticoles. Le CFA du Doulac est installé à Saint-Omer, tourné pour partie vers le maraîchage et le biologique. La structure livrera des produits de saison et des légumes au lycée Vauban.
Le lycée Vauban poursuit, et intensifiera, sa politique d’achats auprès d’agriculteurs et d’artisans de bouche de proximité. La boucherie Fumery à Aire-sur-la-Lys livre une partie de la charcuterie et saurisserie :  porc, andouille, crépinettes de Toulouse. « En qualité, cela n’a rien à voir », commente le chef. À Aire toujours, les produits laitiers de la Ferme Gaec du Bruveau, des Toulotte, à Aire. Mentionnons les pommes de terre de l’EARL Laloux à Mametz (6 kilomètres d’Aire-sur-la-Lys), les fraises de Bruno Delarre à Linghem (6 km), les volailles Vandevoorde à Steenbecque (8 km) ou les pommes de Régis Decouvelaere à Sercus (10 km)…
Le prix dans tout ça ?
L’objectif d’introduction d’un minimum de 10% de produits bio régionaux a été rempli sans augmentation du prix du ticket journalier, demeurant à 3,30 euros. La Région verse une subvention.
« On met en concurrence, et on trouve sur la base d’un rapport qualité-prix », avance Didier Rys, le proviseur.  « Si on s’y retrouve dans le prix, et qu’on aura la quantité disponible, on va choisir les produits locaux. »

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